Français 557 - La femme au XVIIe siècle
les sources du comique au théâtre
Traditionellement, on répartit les sources du comique dans cinq
catégories:
le comique de mots (comique verbal)
- contexte très limité un seul mot ou une expression)
- jeux de mots / calembours / vocabulaire ridicule ou bizarre
(personnalité/ personne alitée)
Œufs limpides qui ont commencé dans la graisse (Marc Favreau,
comique québécois connu sous le nom de Sol)
le comique de gestes / comique visuel
- contexte souvent très limité
jeux de scène/ jeux des acteurs (slapstick, soufflets qui manquent,
gens qui tombent par terre, grimaces)
costumes outrés / éléments de décor
le comique de situation
-contexte plus large - (séquence/ scène)
décalage entre acte et parole (ironie); renversement (voleur
volé, arroseur arrosé);
public sait qch qu’un personnage ne sait pas (quiproquo, déception,
déguisement).
le comique de caractère
(contexte global - la pièce entière)
ridicule d’un personnage en tant que type humain (hypocrite, menteur,
jaloux, avare)
le comique de moeurs
ridicule d'un personnage ou d'un groupe dans un contexte spatio-temporel
assez restreint (lié à un moment ou un groupe très
particulier) - les hippies des années 60, les BCBG (bon chic bon
genre) ou les DINKs (Dual income no kids) de nos jours le milieu de la
technologie, la politique albertaine ou québécoise. Les blagues
du type combien de X (Californiens, Terre-Neuviens, professeurs, politiciens)
faut-il pour changer une ampoule? relèvent souvent du comique
de moeurs.
Tous les types de comiques ne sont pas nécessairement présents
au même degré dans chaque pièce. Il est question de
dosage. La farce a tendance à employer plus le comique de
mots ou de gestes alors que la haute comédie a plus recours
au comique de caractère ou de situation.
page créée le 29 janvier 2002